Les reprises d’entreprises « connues » suite à l’épidémie de COVID-19

À la suite de la pandémie de COVID que nous connaissons depuis quelques mois, le monde entier doit faire face à des difficultés économiques importantes. Que ce soit à cause du confinement ou des autres mesures prises par le gouvernement, la France ne fait pas exception et voit ses entreprises confrontées à une crise de plus en plus inquiétante. Ces dernières semaines, de nombreuses enseignes ont dû être mises en liquidation, proposées la plupart du temps à des repreneurs de tous horizons.  

Passons en revue une liste des principales entreprises fragilisées par la crise du COVID, et qui n’ont eu d’autre choix que de s’ouvrir à leur reprise. 

L’entreprise française Naf Naf accuse le coup du COVID 

À l’image de nombreuses autres entreprises, la marque de prêt-à-porter Naf Naf a dû être mise en redressement judiciaire le 15 mai 2020. En effet, cette dernière connaissait déjà quelques difficultés depuis quelques années, mais la crise sanitaire et le confinement du printemps ont finalement eu raison d’elle. En toute logique, Naf Naf s’est vu proposer quelques offres pour une reprise de l’entreprise, permettant de sauver l’emploi de 1 170 salariés, à travers le groupe turc Sy International et le groupe français Beaumanoir. Le 19 juin 2020, le tribunal de commerce de Bobigny a finalement tranché en faveur d’une reprise de l’activité par Sy International, notamment parce que ces derniers proposaient de conserver 923 salariés sur les 1 170. 

L’enseigne La Halle, engagée dans une procédure de sauvegarde 

Dès le 21 avril 2020, l’entreprise La Halle s’est placée dans une procédure de sauvegarde, notamment pour trouver un repreneur suite aux difficultés rencontrées et aggravées par la crise du COVID. Le 8 juillet suivant, le tribunal de commerce de Paris tranchait en faveur de la proposition du groupe Beaumanoir, celui-là même qui s’était vu refuser la reprise de Naf Naf par le tribunal de Bobigny. Dans l’accord signé par la société, cette dernière s’engage à ne garder que 2 520 salariés des 5 500 de l’enseigne. Là encore, le contexte économique et sanitaire de la France fait perdre leur travail à plus de 2 000 salariés. 

L’entreprise Camaïeu, victime collatérale du COVID 

Le 26 mai 2020, l’entreprise Camaïeu est placée en redressement judiciaire à la surprise générale, en grande partie à cause de l’impact de l’épidémie de Coronavirus. D’après les déclarations des dirigeants de la société, cette dernière aurait perdu plus de 95 % de son chiffre d’affaires durant le confinement de mars et avril. Dès le mois de juin, le président de la région Hauts-de-France, avec laquelle appartient le siège social de l’entreprise, propose une reprise pour préserver le maximum de salariés. En tout, ce sont donc plus de 7 repreneurs potentiels qui ont fait part de leurs offres, dont les actuels actionnaires de l’entreprise.  

Une ordonnance du gouvernement, rentrée en application au mois de mai dernier, permet aux entreprises en difficultés de se faire racheter par leurs propres dirigeants. Légalement parlant, cette mesure est contraire à l’article L 642-3 du Code du commerce, ce qui peut expliquer la raison pour laquelle le tribunal de commerce de Lille n’a pas souhaité donner suite à cette offre de reprise. La Financière Immobilière Bordelaise a eu les faveurs de la justice, en proposant notamment de conserver 2 619 salariés sur les 3146 de l’entreprise. 

La chaîne de restaurants Courtepaille en passe d’être reprise 

Le secteur de l’habillement n’est pas le seul à souffrir des conséquences de la crise du COVID. En effet, les restaurants sont eux aussi en grand danger. À cause du protocole sanitaire instauré par le gouvernement, les clients sont moins nombreux dans ces établissements. Si pour certains le problème se situe au niveau du port du masque obligatoire, pour d’autres, il s’agit tout simplement d’une mesure de sécurité de la population. Quoi qu’il en soit, l’enseigne Courtepaille vient elle aussi d’être placée en redressement judiciaire, ce qui n’a pas manqué de solliciter de l’intérêt de repreneurs potentiels. 

Parmi ces derniers, on recense notamment le groupe Bertrand, déjà détenteur entre autres de Burger King, la société d’investissement Walter Butler, spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficultés, ou encore Naxicap, l’un des principaux concurrents de Courtepaille. Pour le moment, le repreneur n’est pas encore connu, puisque le tribunal doit rendre sa décision le 14 septembre 2020. Dans tous les cas, de nombreux salariés devraient toutefois perdre là encore leur emploi. 

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